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LA QUALITÉ DE L’AIR AU CŒUR DES DÉMARCHES SMART CITIES

Les outils numériques sont devenus de précieux alliés pour se déplacer

Demain, ils bénéficieront de nouvelles fonctionnalités parmi lesquelles la mesure de la qualité de l’air.
L’essor des technologies numériques offre de nouveaux outils de gestion de la mobilité aux décideurs via des suivis, en temps réel, de la congestion du trafic, du taux de remplissage des transports en commun et de l’exploitation des différents réseaux.
Ce «  monitoring  » sert aussi bien les gestionnaires de réseaux que les usagers. Ils peuvent modifier leurs itinéraires et modes de transport en fonction des informations communiquées, soit de manière collective sur le réseau, soit de manière individuelle sur les téléphones portables (applications, flux RSS).
De nouveaux paramètres sont en cours de développement afin d’ajouter de nouvelles fonctionnalités à ces réseaux connectés. La prise en compte des niveaux de pollution atmosphérique permet à l’usager de disposer de l’information des niveaux de pollution sur son trajet. Il peut orienter son itinéraire, ses horaires de fréquentation, et ainsi limiter son exposition aux polluants. Il a également la capacité de changer de moyen de transport pour limiter sa participation à l’émission de polluants.

Pour le gestionnaire, cette donnée permet de mettre en œuvre des mesures de limitation des sources sources de polluants  : mesures fluidifiant le trafic (gestion des feux tricolores, limites de vitesses variables en fonction de la fréquentation, prix dégressif en fonction des niveaux constatés), mais aussi mesures « plus systématiques » afin de modifier la répartition de la pollution sur son périmètre de compétence (plan de circulation, zones de piétonisation, fléchages incitatifs permettant de protéger les usagers…). Air PACA valorise ces nouvelles données.

Jusqu’en 2018, Air PACA informe les populations au travers d’annonces cartographiques journalières. L’information disponible n’est donc pas suffisamment réactive pour modifier les comportements. Les différents projets ont pour objectif de passer à une information horaire, plus fine (tous les 25 mètres), plus ouverte (open data) et pouvant intégrer toutes les sources d’informations complémentaires décrites ci-dessus. En parallèle à ce travail de fond, des campagnes pilotes sont en cours de déploiement pour tester les différents matériels permettant de la mesure individuelle de pollution de l’air : le programme Natur4cities (Marseille, Toulon et Nice) mettra en place un réseau de capteurs documentant la qualité de l’air des espaces verts des métropoles de la région, le programme Aix Living Places à Aix-en-Provence travaillera sur l’information de la qualité de l’air dans les rues de la ville, le programme Solutions Digitales axera ses travaux sur la communication de ces résultats vers le grand public, pendant que le programme POC’Air visera dans le centre urbain d’Avignon, à équiper des véhicules électriques de capteurs ainsi que d’écrans de visualisation en temps réel de la qualité de l’air locale.

Enfin, le projet MIQASS, sur la commune de Villeneuve-Loubet a pour objectif la mise en place d’un affichage temps réel en bord de route, des niveaux de pollution afin de sensibiliser les conducteurs sur leurs émissions de polluants atmosphériques. Concrètement, en région Provence-Alpes-Côte d’Azur, ce type d’action se développe au sein des métropoles marseillaise et niçoise, et de la communauté d’agglomération du Grand Avignon avec l’accompagnement du réseau agréé pour la surveillance de la qualité de l’air en région Provence-Alpes-Côte Côte d’Azur : Air PACA.